Histoire

C’est en 1968 que Noël Michelin acquiert une partie du “Mas des Pilons”. Le domaine de 50 hectares compte seulement une dizaine d’hectares de vignes hybrides. Le reste de la propriété était de la garrigue et des bois. Le nouveau propriétaire commença par défricher et remplacer les hybrides par des plants homologués. Puis, afin d’avoir un outil de production adapté, il fît construire une cave moderne en 1973. Reconnu par ses pairs, Noël Michelin fût élu président du syndicat des vignerons des Baux après la transformation du VDQS “coteaux des Baux” en AOC “coteaux d’Aix-en-Provence”.

Dés l’origine, des pratiques saines… Un environnement très favorable permet de pratiquer la culture agrobiologique depuis 1970, donc bien avant l’apparition du mouvement bio. Ayant débuté sa carrière en Indochine dans les plantations d’hévéas, Noël Michelin créa ensuite une plantation de caféiers au Cameroun. C’est là qu’il fit l’expérience des excès d’engrais et d’insecticides qui étaient alors furieusement à la mode.

Rentré en France en 1964, il décida de revenir à des pratiques plus saines. Ainsi le Domaine des Terres Blanches est cultivé depuis son origine sans engrais chimique, sans insecticide de synthèse, sans désherbant.

Seuls, la traditionnelle bouillie bordelaise, le soufre, des algues marines et des essences de plantes sont pulvérisés pour enrayer une éventuelle attaque de mildiou ou d’oïdium.

Dès l’automne, les interlignes sont enherbés d’un mélange légumineuses-céréales, qui, broyé avec les sarments sera restitué au sol avant l’été en même temps qu’un compost organique animal. L’hiver, le passage de moutons dans les vignes permet également à la biodiversité de s’enrichir

En 2012, le domaine est racheté par une famille alsacienne, puis par Christian Latouche, déjà propriétaire du domaine de la Vallongue sur le versant opposé des Alpilles. Le domaine des Terres Blanches compte aujourd’hui parmi les plus grands vins de provence, présent sur les plus grandes tables du monde entier.